En 2016, après 5 années de déficit, la balance des paiements courants est devenue légèrement excédentaire. Le déficit a progressivement diminué, passant de - 1,1 % du PIB en 2011 à - 0,1 % du PIB en 2015, avant de se muer, en 2016, en un excédent de 0,1 % du PIB. La principale composante de cette évolution positive a été le solde commercial. A contrario, si les services et le solde des revenus d’investissement ont connu une diminution progressive, mais constante, l’excédent de la balance du revenu salarial a quant à lui augmenté au fil du temps. Après sept ans de déficit, la balance des biens a retrouvé un excédent en 2015, qui est resté globalement stable en 2016. L’évolution du prix du pétrole permet d’expliquer en grande partie cette évolution. On constate néanmoins également un effet de volume marqué au cours des dernières années. Alors que les parts de marché des exportations au niveau mondial, en volume, étaient en recul constant depuis 2002 — seulement interrompu en 2003, 2007 et 2013 — des gains significatifs ont été mesurés en 2016 (essentiellement liés à la réorganisation de l’activité commerciale d’une grande entreprise). La Belgique conserve une position extérieure globale nette (PEGN) créditrice nette solide par rapport au reste du monde. La balance entre les avoirs financiers extérieurs et les engagements extérieurs est d’environ 50 % du PIB, soit l’un des pourcentages les plus élevés de l’UE. Cet excédent trouve son origine dans le secteur privé, en particulier auprès des ménages belges, dont les avoirs bruts — étrangers et intérieurs — représentent environ 240 % du PIB.