Parmi les sources de discriminations potentielles que l’on craint, pour soi-même, au sein de son entreprise, le handicap apparaît à la 11e place. Seuls 7 % des salariés disent craindre de pouvoir être discriminés de ce fait au cours de leur carrière. Ce chiffre est en léger recul car il était de 9 % l’année dernière et revient ainsi au niveau où il s’établissait dans les années 2012-2013. Ces craintes sont davantage exprimées par les hommes (10 %) que par les femmes (3 %) et nettement plus par les ouvriers (21 %). Elles sont également plus élevées parmi les personnes déclarant appartenir à une minorité du fait de leur handicap. Si ces dernières ne représentent que 5 % de notre échantillon, parmi elles, 1 personne sur 6 craint d’être discriminée du fait de son handicap. Le handicap est perçu comme un sujet assez clivant : près d’un salarié sur quatre (22 %) pense qu’il serait difficile, pour une personne au handicap visible, d’être recrutée dans son entreprise et c’est même près d’un sur trois qui pense que son entreprise lui refuserait un poste en contact avec la clientèle (30 %) ou à haute responsabilité (31 %). Ce sentiment est encore plus élevé auprès des seniors (plus de 50 ans), des ouvriers et employés et des PME. De plus, la situation semble se dégrader : la proportion de salariés qui pensent qu’une personne visiblement handicapée ne pourrait être recrutée par leur entreprise a augmenté de 4 points depuis l’année dernière. Lutter contre les discriminations sur le handicap est un des thèmes les plus consensuels : en termes de priorité d’action, cette lutte apparaît en 3e position, derrière le sexe et l’âge, mais devant l’origine sociale, la couleur de peau, l’orientation sexuelle, la religion… avec 23 % des salariés qui la citent parmi les chantiers prioritaires à mettre en œuvre pour les entreprises. Ce critère suscite des réactions assez homogènes de la part des différentes catégories de salariés.